Depuis le 1er septembre 2025, les salariés conservent désormais leurs droits à congés payés pendant les arrêts maladie. Ce changement n’est pas un cadeau du gouvernement, ni une évolution automatique. C’est le résultat d’une bataille juridique et syndicale menée par la CGT, jusqu’au niveau européen, pour mettre fin à une injustice subie depuis des décennies.
Un rappel : avant, être malade faisait perdre des congés
Pendant longtemps, la règle était simple… et profondément injuste :
- en arrêt maladie non professionnelle, les salariés ne cumulaient plus de congés ;
- en cas d’arrêt long : plusieurs semaines de congés disparaissaient.
Cette situation a touché particulièrement :
- les salariés victimes de burn-out,
- les personnes en longue maladie,
- les femmes après grossesse compliquée ou pathologies,
- les salariés ayant subi des accidents de la vie.
La CGT a refusé de laisser cette injustice durer. La bataille juridique : la CGT a gagné !
Ce que la CGT a fait :
- Saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE),
- Puis saisine de la Cour de cassation,
- Jusqu’à obtenir la condamnation de la France, qui a été obligée de modifier la loi.
Résultat (depuis 01/09/2025) :
| Avant | Maintenant |
| Les congés ne s’accumulaient pas pendant l’arrêt maladie | Les congés sont acquis même pendant l’arrêt maladie |
| Les congés non pris étaient perdus | Les congés sont reportés automatiquement jusqu’à 2 ans |
| L’employeur pouvait refuser un report | Le refus est désormais illégal |
➡️ Grâce à l’action de la CGT, chaque salarié conserve désormais ses droits, même en cas de maladie.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ?
- Un arrêt maladie n’enlève plus de congés payés.
- Si vous ne pouvez pas prendre vos congés → ils sont reportés.
- L’employeur doit vous informer de vos droits, sinon : Les congés restent dus sans limite de temps.
- Au retour d’un arrêt de 30 jours ou plus, un entretien de reprise est obligatoire pour adapter la charge de travail.
Exemple très concret : 4 mois d’arrêt maladie → 10 jours de congés payés supplémentaires + droit au report.
Et bien sûr : cela s’applique à BPACA !
Nous demandons maintenant :
- La mise à jour automatique des compteurs de congés de tous les salariés ayant eu un arrêt depuis 2020,
- Une communication claire de la direction,
- Aucun refus de report pour motif « organisationnel »,
- Des entretiens de reprise réels, pas symboliques.
Nous serons vigilants. Nous vérifierons. Nous accompagnerons chaque collègue qui le souhaite.
Pourquoi c’est important de le dire :
Quand les droits avancent, c’est parce que les salariés organisés les font avancer. Ce droit n’est pas tombé du ciel. Il est le résultat concret de l’action syndicale, et en particulier de la CGT, qui a tenu bon quand d’autres disaient : « Ce combat est perdu d’avance. »
Aujourd’hui, ce sont tous les salariés qui en bénéficient.
La maladie n’est pas un choix. Perdre des droits parce qu’on est malade était une injustice. La CGT a gagné ce combat. À nous maintenant de faire appliquer la loi dans notre entreprise.
